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ISSN: 2333-9721
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La science comme pratique d’intégration dans la société des princes. Les Grimaldi de Monaco et la curiosité savante (xviie–xviiie siècle)

DOI: 10.4000/crcv.11514

Keywords: sciences , cabinet de curiosités , Antoine Ier Grimaldi , Grimaldi , Honoré II Grimaldi , Honoré III de Monaco , Honoré V Grimaldi , Jacques Ier de Monaco , savant , France , Monaco , XVIIIe siècle , XVIIe siècle

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Abstract:

Jusque-là seigneur de Monaco, Honoré II (1597-1662) prend, en 1612, le titre de prince. En 1641, il se place sous la protection du roi de France qui confirme, par le traité de Péronne, sa souveraineté. Parallèlement à son effort d’affirmation politique, il s’attache à intégrer la société européenne des princes en adoptant les pratiques culturelles de la distinction monarchique.Souverains à Monaco et grands aristocrates en France, les Grimaldi constituent, au xviie siècle, des cabinets de curiosités. Miroirs de souveraineté, substituts de regalia ou de mirabilia, ces objets rares et précieux publient l’éminence de la dynastie aux yeux des visiteurs de leurs palais, en particulier des voyageurs savants en route vers l’Italie. La qualité de ces derniers en fait des h tes choyés par les princes. Même si certains, comme le mathématicien Bernouilli ou l’astronome Cassini, n’ont qu’une vision rapide et lointaine de la Principauté, d’autres, comme le géologue Saussure, le naturaliste Millin ou le médecin botaniste Fodéré, usent de leur regard de spécialistes pour décrire les spécificités du petit état dans leur discipline. Certains s’arrêtent, comme le père jésuite Laval, en 1719, pour faire des expérimentations devant le prince Antoine Ier (1661-1731), qui, dans sa bibliothèque, conserve des outils de géométrie. Amateur d’art et esprit éclairé, Jacques Ier (1689-1751) achète, quant à lui, des instruments du cabinet de Bonnier de La Mosson. La provenance prestigieuse de ces objets distingue et sanctionne sa curiosité. à la fin du xviiie siècle, la science devient utile et objet de gouvernement. Honoré III (1720-1795) commande des mémoires sur la culture du m rier. Il fait venir de fa on précoce des chevaux anglais pour améliorer la race normande et recourt à l’expertise d’un agronome d’outre-Manche pour mettre en valeur ses terres. à Monaco, il fait évaluer par le géologue Faujas de Saint-Fond un filon charbonneux qui, un temps, fait croire à une possible industrialisation de la Principauté. Homme de son temps et des usages de son ordre, le dernier prince d’Ancien Régime sacrifie à la frénésie mesmérienne et à la mode parisienne des expériences publiques. Même si l’histoire continue à être un go t dominant, les sciences et arts sont bien représentés dans les bibliothèques des Grimaldi au siècle des Lumières. Quelques ouvrages savants et techniques leur sont dédiés. Les jeunes princes re oivent les rudiments d’une éducation scientifique, en particulier dans le domaine des mathématiques. Georges Cuvier est même, pendant la Révolution, le précepteur fortui

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