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Un lieu pour les figures dans la théorie de l’argumentation A Place for Rhetorical Figures in Argumentation Theory

Keywords: discursive module , discursive object , fallacy , figure , ornament , semantic of discourse , fallacie , figure , module discursifs , objet de discours , ornement , sémantique du discours

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Abstract:

A partir du traitement des figures dans le Traité de l’Argumentation (TA) de Perelman et Olbrechts-Tyteca, cet article porte sur la question de la place des figures dans la théorie de l’argumentation. La première partie revient brièvement sur différentes formes de rhétorique, dont une rhétorique de l’ornement ayant pour instrument principal les figures. Une théorie moderne de l’argumentation orientée vers la recherche des fallacies établit une coupure radicale entre argumentation, instrument de recherche de la vérité et rhétorique ornée, que Locke caractérise comme a powerful instrument of error and deceit . Cette conception suppose l’usage d’un langage qu’on peut rapidement caractériser comme artificiel , qui n’est pas celui de l’argumentation ordinaire. Avant d’être des decorations les figures sont des instruments de structuration de la parole ; et les topoi, instruments de l’argumentation, n’obéissent pas à d’autres mécanismes que les tropes, qui semblent toujours parler à c té et manquer leur objet. La seconde partie s’intéresse à une partie quelque peu délaissée du TA, l’usage qu’il fait des figures et la vision théorique, à la fois cavalière et décisive, qu’il en propose. Le TA ouvre la voie à une conception des figures non pas comme vain ornement mais comme une première sémantique du discours argumentatif ; c’est ce qu’on peut montrer sur le cas des figures du choix, de la présence et de la communion . En conséquence, la pensée des figures peut et doit être intégrée à une théorie de l’argumentation qui prend en compte le langage dans la parole, avec ses stratégies de construction des objets, du locuteur, de l’interlocuteur et de leurs émotions. This paper deals with the treatment of figures of speech in Perelman’s and Olbrechts-Tyteca’s Treatise on Argumentation (TA), and, more broadly, with the place of figures in argumentation theory. The contrast between “a rhetoric of figures” and “a rhetoric of argument,” which can be traced back to Ramus, was revived in the seventies by the perception of an incommensurability between TA and the école de Liège’s “General Rhetoric”. Modern theories of argumentation, oriented towards characterizing and denouncing fallacious discourse, emphasize the gap between sound argumentative discourse and discourse that is a powerful instrument of error and deceit (Locke). This concept of a gap envisions language as ideal / transparent - a revised language that is not the language of ordinary argumentation. In contrast, we argue that figures are not basically “decorative”; they are manifestations

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