All Title Author
Keywords Abstract


Passages adolescents : leurs matérialisations dans les espaces et les temps informels des institutions éducatives

Keywords: informal , education , friendship , psychologies , identity , adolescence , frame , informel , éducation , amitié , psychologie , identité , adolescence , cadre

Full-Text   Cite this paper   Add to My Lib

Abstract:

Si les espaces et les moments formels, dans les institutions éducatives, sont agencés par des règles, des normes, des fonctions, ils sont délimités par des dénominations, des attributions d’horaires, de lieux. L’informel, serait, au contraire, ce qui n’est pas normé, organisé, pensé, utilisé en tant que tel par les institutions, mais que les individus investissent, en conférant ainsi des r les, des fonctions et des enjeux singuliers et sociaux aux espaces et aux temps laissés vacants. La compréhension et la circonscription de ces espaces et temps informels sont tout aussi délicates que celles du seuil, ces deux notions étant aux prises avec un paradoxe inhérent à leur constitution et à leurs fonctions : séparer et relier, fermer et ouvrir, dans un même mouvement.C’est dans le champ de l’adolescence, paradigmatique du concept de seuil, et au travers de corpus clinique variés, que s’inscriront mes réflexions. Je propose d'interroger les pratiques et le sens des espaces et des temps informels, dans les établissements éducatifs et thérapeutiques pour adolescents, à partir des notions de seuil et de soglitude. L’hypothèse principale, issue d'observations cliniques, serait que ces espaces-temps informels, c'est-à-dire non directement régis par les institutions, tels que les couloirs, les parvis, les interclasses, les récréations etc., sont particulièrement investis par les adolescents du fait même de constituer, de matérialiser, des points de passage. On pourrait alors penser qu’ils sont ainsi élus par les jeunes, entre deux ages, comme pouvant accueillir la mise en uvre des étapes de leur construction identitaire, subjective et sociale. The spaces and moments that we call ‘formal’in educational institutions are subjected to rules, norms, functions as well as spatial and temporal attributes. On the other hand, the ‘informal’ designates spaces that are left out of the formal rule, spaces that are not thought through or organized within the educational frame, but that teenagers occupy, thereby conferring new functions and attributes to those spaces left vacant. The effort to understand and delimit those informal times and spaces is as tricky as it might be for a threshold. The two notions are indeed caught up in the inherent paradox of their constitution and their function: separating and binding, closing and opening in the same movement.My reflections are drawing on a clinical study in the realm of adolescence, a notion that is itself paradigmatic of the concept of threshold. I propose to examine how teenagers use and make sense of these informal times and s

Full-Text

comments powered by Disqus