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La ville à la campagne

Keywords: territory , capital , Brussels , overexploitation , rivalry , countryside , city , groundwater , Mons-Borinage , centre-periphery , territoire , eau souterraine , ville-campagne , surexploitation , Bruxelles , capitale , centre-périphérie , conflit d’usage , Mons-Borinage

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Abstract:

Pour satisfaire ses besoins, la ville s’approprie diverses ressources de l’espace rural et en particulier, l’eau. Cet article analyse un conflit survenu dans les années 1960-70 à la suite d’affaissements de terrains dans la région de Mons-Borinage, dus à de nouveaux captages d’eau mis en service par la Compagnie des Eaux de Bruxelles et par l’administration nationale des travaux publics. Ces affaissements entra nent d’importants dégats immobiliers dont beaucoup non encore indemnisés aujourd’hui. L’article montre comment la ville parvient à préserver ses captages par la mise en discours de sa fonction, son statut et son droit. Malgré certaines indemnisations, c’est finalement l’intérêt public de la ville qui prime sur celui de la campagne. Le cas illustre le rapport de force inégal entre les deux territoires: tant dans la genèse du conflit que dans son développement et sa résolution, la ville domine la campagne. L’analyse souligne ainsi l’importance d’une prise en compte des aspects territoriaux des conflits sur les ressources naturelles. To fulfil its needs, the city takes possession of various resources from the rural space, especially water. This article draws up an analysis of a conflict that arose in the 1960s-1970s following ground subsidences in the Mons-Borinage area, after new water catchments were installed by the Brussels Water Company and the national public works administration. Those subsidences resulted in considerable damage to buildings, whose owners haven’t received compensation until now. The article demonstrates how the city manages to preserve its catchments through the verbalization of its function, its position, and its prerogatives. Despite some compensations, in the end, the city’s public interest prevails against that of the rural space. This case illustrates the unequal balance of power between the two territories: as much in the conflict genesis as in its development and resolution, the city takes precedence over the country. Our analysis also stresses the necessity of considering the territorial effects of conflicts on natural resources.

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