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Mise en scène de la culture et espace public au Sénégal

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Cette présentation suit à la trace, d’une part, la trajectoire heurtée des arts et de la culture au Sénégal sous le magistère de Senghor, président-poétephilosophe, puis de ses successeurs, dans la séquence post-indépendance et d’autre part la transformation générationnelle qui la traverse. Dans la philosophie de Senghor, où tout est culture , le tout état assigne à la politique culturelle la vocation d’exprimer et de forger une identité nationale, exploitant la veine mythico-historique, s’incarnant dans des institutions culturelles voulues, créées et entretenues par les pouvoirs publics. Sous Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, la générosité culturelle fait face à la réalité économique, caractérisée par la raréfaction des ressources. La scène culturelle se caractérise, à partir des années 1980, par l’informel, l’esprit de débrouille, l’abolition de la représentation et de la distance si chères à Senghor, la démultiplication et la déterritorialisation des initiatives culturelles. La contestation de l’état et de sa censure dans l’espace public, des années 1970 à la fin des années 1990, se donne à lire dans une tentative de culture populaire alternative, depuis le Front Culturel, en passant par le cinéma (Sembène) etles artistes indépendants du Village des Arts et de Agit-Art.

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